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Plan d’études romand et langue de scolarisation (français) : quelles options pour la littératie ?

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Illustration par Donat Bräm, Zurich

Résumé | par Christian Merkelbach

Le Plan d’études romand est quasiment achevé et entre dans sa phase d’adoption et de mise en œuvre. Son architecture repose sur trois entrées, dont les domaines disciplinaires de formation, définis et délimités conformément à l’accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité obligatoire (concordat HarmoS). Les domaines sont déclinés selon des visées prioritaires et contiennent des commentaires généraux définissant les grandes orientations de l’enseignement des disciplines associées. La déclinaison de la progression des apprentissages et des attentes fondamentales de fin de cycle repose sur un réseau d’objectifs qui cadrent chacun des domaines. Ce réseau d’objectifs, organisé par axes thématiques (par exemple production de l’écrit) comprend et décrit les disciplines associées au domaine. Dans ce contexte, le français – langue de scolarisation – occupe dans le domaine Langues une place importante : son enseignement vise quatre grandes finalités : capacité à communiquer, à réfléchir sur la langue, à construire des références culturelles et à développer des attitudes positives face aux langues et à leur apprentissage. Mettant au centre l’entrée par les textes, l’enseignement du français vise à développer les compétences de compréhension et de production orale et écrite, tout en assurant un apprentissage et une maîtrise des éléments de la grammaire au sens large (grammaire de la phrase, orthographe, vocabulaire, conjugaison, mais aussi grammaire de texte et approches interlinguistiques). L’intégration des compétences langagières, en particulier celles liées à l’écrit, dans les compétences plus générales de communication constitue un objectif essentiel. L’exploration de genres sociaux publics au travers de regroupements de genres structure les apprentissages dans le domaine de l’expression. A cela s’ajoute le développement de l’éducation aux médias, images et technologies de l’information et de la communication (MITIC), dont le français doit particulièrement se préoccuper. Cette vision intégratrice des apprentissages en français contribue incontestablement à un rapprochement avec les objectifs constitutifs de la notion de littératie.

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